MADE IN BANGLADESH

Avant-première belge

Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile au Bangladesh où les femmes gagnent cent euros par mois pour coudre dix heures par jour, six jours par semaine. Face à des conditions de travail inhumaines et un ordre patriarcal fort, Shimu décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces du patron et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu’au bout. Bien sûr, quand des clients occidentaux viennent visiter l’atelier, ils ferment les yeux, à la recherche de prix toujours plus bas.

De la veine d’un film des frères Dardenne (Deux jours, une nuit), la jeune réalisatrice dénonce avec force et dignité l’exploitation des ouvrières au Bangladesh et une mondialisation sans état d’âme, à la quête de toujours plus de profits. Saisissant et nécessaire.

Après ce film fort et pourtant plein d’espoir, le spectateur regardera l’étiquette à deux fois avant d’acquérir un vêtement made in Bangladesh, Inde ou Chine…

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Rubaiyat HOSSAIN

Réalisatrice
Depuis son premier film en 2011, la jeune réalisa- trice, acclamée dans les festivals pour son cinéma humaniste et militant, est pourtant ignorée des salles commerciales et de la sphère cinématographique en général. Fille d’intellectuelle et d’un des grands saints Sufi du sous-continent indien, elle milite également pour les droits des femmes dans la société bengali patriarcale et ultra-capitaliste.
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